Vaincre la peur

En ce début de campagne électorale, il est légitime de se demander ce que celle-ci peut nous apporter. Après 9 ans de pouvoir, et près de l’échéance habituelle de 4 ans qui est devenue une norme internalisée par nos politiciens, un parti fait toujours face à un défi très grand pour sa réélection. Un gouvernement devrait vouloir défendre son bilan. Cependant, le bilan du gouvernement sortant est si peu reluisant qu’il n’ose même pas mettre de l’avant ses bons coups, tellement ils sont enterrés par une quantité pantagruélique d’autres coups moins bons. La solution alternative à cette fâcheuse situation est double. Un parti peut promettre des choses nouvelles, ou bien il peut décider d’employer la peur. La peur est un sentiment très élémentaire, tellement élémentaire qu’il est ressenti par tous, ainsi que par les animaux. Le gouvernement libéral actuel ne tente pas de nous démontrer qu’il serait le meilleur gouvernement à réélire. Il tente d’inséminer un sentiment sévère de peur à tous, et lui se présente comme étant le sauveur, le défenseur du bien.

Le gouvernement libéral gère toutes les crises et justifie toutes ses actions par ce sentiment de peur. Le conflit étudiant, ce n’est pas un choix de société qui nous est posé. C’est la lutte du terrorisme d’extrême gauche ayant conclu un pactole avec les étudiants lâches qui ne veulent pas faire leur juste part, contre les honnêtes citoyens. Ce ne sont pas des étudiants qui luttent pour un avenir plus juste et un accès à l’éducation sans soucis pour toutes et tous, ce sont des briseurs de vitrine et des renverseurs de voitures. Devant une démonisation aussi virulente, il est normal que le citoyen ait peur. C’est à ce moment que le gouvernement se pose comme champion de la lutte à l’anarchie. Il se présente aussi comme le parti de l’ordre. C’est rassurant.

Le gouvernement ne limite, bien entendu, pas l’utilisation de la peur à la seule cause étudiante. Il en fait de même pour l’économie. Lors de différentes négociations avec des employés syndiqués, lors de l’attribution de baisse d’impôts aux entreprises et aux plus riches; le gouvernement ne les présente pas comme des décisions idéologiques. Il les décrit comme une solution à une crise économique. Cette crise qui dure depuis si longtemps, qu’elle est maintenant rendue quasi-permanente. Le gouvernement joue sur cette peur. La peur de perdre son emploi. La peur de devoir mettre de côté ses rêves ou la peur de ne plus être capable de fournir le nécessaire à sa famille. C’est une crainte normale et fondée. Cependant, n’étant pas dupe, le gouvernement fait appel à une croyance aussi populaire que fausse pour apaiser ce sentiment de crainte dans la population. Toute personne n’étant pas un économiste, le gouvernement abuse de ce manque de connaissance du citoyen pour lui vider les poches, alors que celui-ci croit qu’il se soumet à une entité qui en assure la sécurité.

Ce sentiment de sécurité est renforcé, accentué et martelé par un gouvernement sans scrupule qui n’hésite pas à trafiquer les faits et qui n’hésite pas à déformer l’information. L’économie ou l’environnement? Doit-on exploiter nos ressources le plus rapidement possible et au plus faible coût; ou doit-on les exploiter d’une façon durable et qui sera la moins nocive pour l’environnement? Peu importe l’environnement, c’est une entorse qui risque de mettre en péril des emplois, ce que nous ne pouvons pas permettre. Le Plan Nord en est maintenant l’exemple typé.

La peur est un sentiment assimilable à la domination, à l’emprisonnement. La seule façon d’être vraiment libre, c’est en étant libre de cette peur. Il faut donc cesser d’avoir peur. La peur ne peut qu’entraîner la peur. Limitons cette escalade. Donnons-nous les moyens, prenons le courage. Il faut se tenir debout. Sans avoir à faire la révolution par les armes, faisons la révolution par les urnes. Sortez en masse. Reprenez le contrôle de votre État. Tout comme l’écrivait Thomas Jefferson : « Lorsque les gens craignent leur gouvernement, c’est la tyrannie. Quand le gouvernement craint son peuple, c’est la liberté. » Élisons un gouvernement que nous respectons et qui nous respecte, pas un gouvernement qui sème en nous la crainte.

 

 

 

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